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21 octobre 2007

Romains

PaulQuelques études dans la Lettre  de Paul aux Romains en lien avec le baptême

 

Rédigée à la fin des années 50 de notre ère, la Lettre de Paul aux Romains se présente comme un document introductif que l’apôtre envoie à une communauté chrétienne qu’il s’apprête à visiter. Il y précise les éléments majeurs de son enseignement et donne quelques conseils relatifs à une vie conforme à l’Evangile. Ces caractéristiques font de cette Lettre un texte fondateur qui convient bien à une préparation de baptême.

Le but principal de la Lettre est d’exposer comment Dieu appelle au même salut par la foi en Jésus-Christ les croyants d’origine juive ou païenne.

La Lettre a deux grandes parties : les onze premiers chapitres constituent la charpente doctrinale suivie de conseils appliquant cette doctrine à la vie quotidienne de la communauté dans les cinq derniers chapitres. Nous retiendrons pour notre étude les chapitres 5 à 8 qui évoquent le déploiement du salut dans la vie chrétienne et les chapitres 12 à 15.

 

Le vocabulaire de Paul n’étant pas le nôtre, deux termes méritent des explications. Le mot Loi désigne l’ensemble des prescriptions de l’Ancien Testament, morales aussi bien que rituelles ; les juifs attendaient le salut de leur observance de ces prescriptions. Le terme chair fait référence à l’existence de l’homme séparé de Dieu et pas uniquement à la vie matérielle.

 

Etude 1 : Le salut en Jésus-Christ

 

Lire Romains 5 à 7

 

1) Quelle image utiliserais-tu pour exprimer ce qu'est le salut ?

 

2) De qui vient le salut ?

 

3) Pour évoquer le salut, Paul utilise le langage juridique de la justification. Que nous apprend-il sur le pardon de Dieu ?

 

4) Que recouvre l'expression de "paix avec Dieu" ?

 

5) Quel est le rôle de la foi dans le salut ?

 

6) Quelles sont les conséquences logiques du salut en Jésus-Christ ?

 

Etude 2 : L'amour du Père

 

Lire Romains 8

 

1) Sous quelle forme particulière t'adresses-tu ordinairement à Dieu ?

 

2) Quelle image principale de Dieu ressort de ce passage ?

 

3) Paul cite deux moyens privilégiés par lesquels Dieu se fait connaître à nous ? Quels sont-ils ?

 

4) Que signifie pour toi être enfant de Dieu ?

 

5) Que signifie : "tout concourt pour le bien de ceux qui aiment Dieu" selon 8:28-30 ?

 

6) Quelle est l'affirmation centrale de ce passage ?

 

Etude 3 : Le rôle de l'Esprit de Dieu

 

Lire Romains 8

 

1) Comment décrirais-tu l'Esprit de Dieu ?

 

2) Relève les diverses images qui traduisent la relation de l'Esprit au croyant dans ce chapitre

 

3) Quels rôles de l'Esprit de Dieu dans l'histoire du salut évoque Paul ?

 

4) Quels rôles de l'Esprit de Dieu dans la vie du croyant évoque Paul ?

 

Etude 4 : La sainteté

 

Lire Romains 6 et 7 et 13:8-14

 

1) Quelle définition du péché pourrait-on extraire des chapitres 6-7 de la Lettre aux Romains ? Cette définition rejoint-elle tes propres mots et ton expérience ?

2) Dans Ro 6:1-14, sur quel argument logique se fonde Paul pour inviter le chrétien à renoncer au péché ? Quelle est la dimension positive de cette dynamique ?

 

3) Dans Ro 6:15-23, comment faut-il entendre la notion d'esclave ou de serviteur ?

 

4) Dans Ro 7, relève les adjectifs qui qualifient la loi et inventorie les rôles que Paul lui attribue ? Cela ne paraît-il pas contradictoire ?

 

5) Paul cite trois images de la relation du croyant à Jésus-Christ : un vêtement, une résurrection, un service. Que nous apprennent-elles sur la sainteté ?

 

6) Ro 13:1-14 appartient à la section pratique de la Lettre. Paul traduit ici ses enseignements dans le domaine des relations interpersonnelles. Quelles sont les relations entre l'amour du prochain et le péché ? et la loi ? et la sainteté ?

Etude 5 : La communauté chrétienne

 

Lire Romains 12 à 15:13

 

1) Pourquoi un chrétien se rassemblerait-il avec d'autres chrétiens ? Qu'attends-tu personnellement d'une communauté chrétienne ?

 

2) Quelle image donne Paul de la communauté chrétienne ?

 

3) Quel don penses-tu avoir reçu pour enrichir les autres - il y a d'autres listes en 1 Co 12, Eph 4 et 1 Pie 4 ?

 

4) Qu'est-ce qui est le principal signe de reconnaissance d'une communauté chrétienne ?

 

5) Selon ces chapitres, une communauté chrétienne est-elle appelée à une uniformité de pratiques ou de convictions ? Sur quoi repose son unité ?

 

6) Quels conseils donne Paul pour rechercher l'unité au-delà de la diversité ?

 

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Baptême

Des pratiques diverses

Depuis le début du christianisme, la pratique du baptême a connu des évolutions et fait l'objet de débats. Trois questions principales divisent aujourd'hui les chrétiens.

Les formes. Les églises orientales, la majorité des églises évangéliques ainsi que des dénominations chrétiennes récentes ont gardé la forme originelle de l'immersion : ce geste symbolique fait référence à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ et à la vie nouvelle qui en découle pour le croyant, plongé dans l'eau puis remonté de celle-ci en signe de son changement de vie. Les églises catholiques et protestantes privilégient l'aspersion ou l'affusion : l'eau versée sur le candidat se réfère aux rites de purification du peuple d'Israël, aspergé du sang de l'agneau après les sacrifices et à l'Esprit de Dieu promis par les prophètes (Ez 36:25-27) et répandu sur les croyants à  la Pentecôte (Ac 2). . L'usage de formules diverses relève aussi de questions de forme. La plus communément répandue ("au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit") n'est attestée qu'une fois dans le Nouveau Testament (Mt 28:19). Par souci de fidélité aux textes ou à cause de leur rejet du dogme de la Trinité,  certains chrétiens préfèrent utiliser la formule plus simple ("au nom de Jésus") rencontrée à plusieurs reprises dans les Actes des apôtres (Ac 10:24 , 19:1-7).

L'âge et des conditions requises pour recevoir le baptême. Le Nouveau Testament évoque principalement le baptême d'adultes gagnés à la foi nouvelle, mentionnant à quelques reprises leur famille (Ac 10:24, 16:15, 16:33, 18:8). Assez tôt dans l'histoire du christianisme, s'est développée la pratique du baptême des bébés ; cette pratique, dite pédobaptiste, est liée à une compréhension de l'Eglise comme nouvel Israël, reprenant sous une forme renouvelée la pratique de la circoncision qui distinguait les Hébreux comme peuple parmi les peuples (Col 2:11-12). Des églises protestantes pédobaptistes limitent l'accès au baptême aux enfants de familles fidèlement engagées dans la communauté ; d'autres, considérant le baptême comme un signe de l'initiative première de Dieu et de son amour gratuit et inconditionnel pour tous, refusent ces limitations. Dans beaucoup d'églises protestantes, le baptême est dispensé à l'adolescence, au cours ou au terme d'un parcours catéchétique. Pour les églises évangéliques, l'expérience personnelle de la conversion doit précéder le baptême qui en est le témoignage extérieur. Certains chrétiens radicaux, comme les quakers, refusent le rite car seule importe pour eux l'expérience intérieure.

La nature et à l'efficacité du baptême. A un extrême, la position sacramentaliste considère avant tout le baptême comme un don de Dieu. Par souci d'objectivité, plus que par superstition ou par magie, elle regarde le sacrement comme doté d'une efficacité propre, même si le baptisé aura ensuite à faire fructifier le don qu'il a reçu pour vivre pleinement son baptême. A l'autre extrême, certains chrétiens mettent l'accent sur l'engagement subjectif du baptisé. Le baptême est alors avant tout le témoignage de l'adhésion du baptisé à l'Evangile ; on parle ici d'ordonnance pour signifier une obéissance à un acte institué par Jésus. Beaucoup de chrétiens préfèrent parler de signe, faisant du baptême une parole visible qui dit l'amour de Dieu pour les hommes et les femmes proclamé dans l'Evangile.

Au delà de ce faisceau de pratiques et de traditions diverses, un certain nombre de convictions communes réunissent l'ensemble des chrétiens. Même ceux qui ont abandonné la pratique de tout rite extérieur s'accordent sur la réalité représentée par le signe : l'expérience que le chrétien fait de l'amour de Dieu pour lui.

Baptisé au nom de Jésus

Tu es sauvé par la mort et la résurrection de Jésus-Christ

La pratique des premiers chrétiens a été de baptiser au nom de Jésus. Cette pratique souligne que le baptême chrétien fait d’abord référence à la personne de Jésus-Christ. A travers lui nous est redit l’Evangile, à savoir  la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu pour nous. 

L'eau, du déluge (Gn , 1 Pie 3:20-21) à la sortie d'Egypte (Ex , 1 Co 10:1), est un symbole de jugement et de mort. Cette mort est d’abord celle que Jésus a traversée pour nous et qui témoigne du caractère absolu de son amour. C’est aussi celle que le chrétien est appelé à connaître au jour de sa conversion et au fil de son existence : mort au péché et à sa résistance à l’amour de Dieu (Ro 6:3-11 , Col 2:12). Elle est symboliquement figurée par la plongée dans l’eau, semblable à un ensevelissement.

L’eau est aussi source de vie et de renouveau. Elle témoigne de la résurrection de Jésus et de l’appel que le croyant reçoit de vivre une vie nouvelle. Jésus dans son entretien à Nicodème évoque la rencontre avec lui comme une nouvelle naissance (Jn 3) ; Paul parle quant à lui de résurrection aux croyants de Colosses (Col 3). Le baptême n’est pas cette nouvelle naissance ou cette résurrection mais il la représente symboliquement par la remontée de l’eau.

L'acte symbolique de la plongée dans l'eau évoque aussi la purification ; le judaïsme connaissait des bains rituels ainsi que des baptêmes destinés aux prosélytes. Le baptême conféré par Jean appartenait à cette mouvance. La particularité chrétienne est de lier cette purification à l'oeuvre de Jésus-Christ. De nombreux passages du Nouveau Testament emploient l'image de la purification par l'eau, pour évoquer non pas le baptême mais la réalité qu'il symbolise (Eph 5:26, Tite 3:5, He 10:22). Une autre image, celle du revêtement est associée à la purification (Gal 3:27). Elle souligne qu’un des aspects du salut en Jésus-Christ, c’est l’intime relation qui se tisse entre lui et le croyant.

Le baptême est ainsi tout à la fois un signe du salut donné à celui qui place sa confiance en Jésus et un témoignage de l’expérience vécue par le chrétien.

Baptisé au nom du Père

Tu es appelé à entrer dans l'alliance de Dieu

Lorsqu'il évoque le baptême, Pierre déclare : "ce n'est pas la purification des souillures du corps mais l'engagement envers Dieu d'une bonne conscience" (1 Pie 3:21). En opposant à la matérialité du rite son sens profond, l'auteur fait du baptême le signe d'une alliance entre Dieu et les hommes.

La présentation de Pierre se fonde sur le récit du déluge. En 1 Co 10:1-2, Paul évoque le "baptême en Moïse" des Hébreux lors du passage de la mer des joncs. Récits sévères de jugement pour les uns, ces deux récits célèbrent la délivrance accordée par Dieu à ceux qui se confient en lui. La référence à ces deux images de l'histoire d'Israël en lien avec le baptême précise les contours de l'alliance. Elle est d'abord la manifestation de l'amour de Dieu, renouvelée dans l'histoire des hommes et témoignage de sa fidélité. C'est envers ce Dieu aimant et fidèle que s'engage le baptisé, à la suite des croyants d'Israël et de tous les chrétiens.

S'engager dans cette alliance implique de la part de l’homme de placer sa confiance en la bonté et en la fidélité de Dieu et de se lier à lui par une promesse de fidélité. L’entrée dans l’alliance implique un projet dans la durée. Le don de soi que traduit le baptême n’est pas optionnel pour le chrétien ; il est la condition même de toute vie chrétienne (Ro 12:1-2). Dieu n’est pas dans nos vies à la première place ou à une place de choix ; il souhaite que toute notre vie soit orientée par notre alliance avec lui.

L’image d’un Dieu Père - mais il y a aussi dans la Bible  des images de l’amour maternel de Dieu - souligne que cette alliance est relation d’amour et de confiance et non de peur. Elle est le fruit de l’amour que nous avons reconnu en lui et auquel nous répondons librement (1 Jn 4:7-21). De cet amour découle l’amour des autres.

Loin d’être un terme, le baptême est le signe d’une mise en marche dans la vie chrétienne. Loin d’être un acte ponctuel, il se prolonge à travers toute notre vie.

Baptisé au nom de l’Esprit

Tu as reçu l'Esprit

Le Nouveau Testament mentionne fréquemment l’Esprit de Dieu en relation avec le baptême. Quand Pierre s’interroge sur le bien-fondé du baptême du païen Corneille, il choisit de le faire parce qu’il reconnaît que Corneille porte les mêmes signes que lui de la présence de l’Esprit (Ac 10:47-48). Le mot de baptême est d’ailleurs une des expressions utilisées pour désigner l’œuvre intérieure de l’Esprit. Ce baptême dans l'Esprit ou de l'Esprit est promis par Jean-Baptiste à tous ceux qui viennent recevoir de lui le baptême d'eau.

L'œuvre intérieure accomplie par l'Esprit est décrite selon des modalités diverses par les différents auteurs du Nouveau Testament.

Le livre des Actes évoque la venue de l'Esprit sur les croyants : d'abord les apôtres et les disciples à Jérusalem (Ac 2:1-12) puis les croyants samaritains (Ac 8:14-17) et d'origine païenne (Ac 10:44-48). Il est donné pour équiper les chrétiens en vue du service et du témoignage ; selon la promesse de Pierre aux premiers croyants, il est donné à tous ceux qui croient en Jésus de quelque origine qu'ils soient (Ac 2:39).

Dans les Lettres de Paul, s'opère la distinction entre le fruit de l'Esprit (Gal 5:22-26) et ses dons (1 Co 12-14). La première expression concerne la transformation du caractère et du comportement du croyant, opérée en lui par la présence de l'Esprit de Dieu ; la seconde rend compte des qualifications spécifiques et diverses reçues par chaque chrétien pour le service des autres. On appelle aussi ces dons "charismes" : tous n'ont pas un caractère en apparence extraordinaire mais chacun est un don immérité de la grâce de Dieu plutôt qu'un dû, un produit de l'effort ou du mérite.

L'Evangile de Jean insiste sur les liens de communion que l'Esprit de Dieu tisse entre tous les croyants et entre chaque chrétien et le Christ : l'Esprit de Dieu est auprès de nous comme un avocat du Christ qui nous rappelle et nous fait comprendre qui il est et ce qu'il a dit (Jn 14-16).

Tous les auteurs du Nouveau Testament s'accordent pour dire que chaque chrétien a reçu l'Esprit de Dieu. Sans lui, nul ne peut dire que Jésus est Seigneur (1 Co 12:1-5). Ils restent par contre discrets sur la manière dont cet Esprit opère dans chaque vie. Dans son entretien avec Nicodème, Jésus le compare à un vent - le même mot désigne en hébreu et en grec l'esprit et le souffle - dont nul ne sait ni d'où il vient ni où il va (Jn 3:4-8). Seul le résultat de cette œuvre de l'Esprit, comparé à une nouvelle naissance est attestable.

Le baptême d'eau est le signe extérieur de cet autre baptême, intérieur celui-là, donné par l'Esprit de Dieu à celui qui croit en Jésus.

 Baptisé pour le pardon des péchés

 Tu es appelé à la sainteté

Chacun des Evangiles relate le ministère d’un singulier personnage connu sous le nom de Jean-Baptiste. Il est au commencement du Nouveau Testament une sorte de trait d’union avec la tradition prophétique de l’Ancien Testament et il représente l’attente du Messie par le peuple d’Israël. Il accompagne sa vigoureuse prédication d’un retour à Dieu de l’invitation à faire un geste public d’ablution en signe de repentance. Jésus lui-même se soumet à ce rite pour souligner son assimilation à l’humanité pécheresse.

Au début de leur ministère, Jésus et ses disciples peuvent apparaître comme de simples concurrents de Jean-Baptiste (Jn 4:1-2). Pourtant, les premiers chrétiens ne reconnaissent pas le baptême de Jean-Baptiste comme complet (Ac 18:25, 19:1-7). Reprenant une distinction mise par les évangélistes dans la bouche de Jean-Baptiste, Paul déclare aux disciples de Jean : «Jean donnait un baptême de conversion et il demandait au peuple de croire en celui qui viendrait après lui c’est-à-dire en Jésus» (Ac 19:4)

La prédication apostolique à l’instar de celle de Jean-Baptiste insiste sur le lien entre le baptême et le pardon des péchés (Ac 2:38). Mais il s’agit de renvoyer au pardon de Dieu attesté en la mort et la résurrection de Jésus. C’est Jésus et non le geste du baptême qui accomplit le pardon des péchés. Toutefois, le baptême n’est pas un brevet de sainteté.

Très tôt, les chrétiens se sont demandés si les péchés commis après le baptême pouvaient être pardonnés ; certains attendaient ainsi la proximité de la mort pour se faire baptiser par peur de perdre leur salut. La pratique de la confession, largement répandue dans l’église catholique, s’est élaborée à la fin de l’Antiquité comme un moyen de poursuivre la sanctification à laquelle invite le baptême.

Dans sa Lettre aux Romains, l’apôtre Paul associe baptême, pardon des péchés et sanctification d’une autre manière. Pour lui, le pardon de Dieu est une réalité irrévocable, un don gratuit accordé par la mort et la résurrection de Jésus. Par le baptême, le chrétien témoigne qu’il est au bénéfice de ce pardon qu’il ne peut gagner par aucune œuvre méritoire. En s’appuyant sur cette réalité démontrée par le baptême, le croyant doit décider de vivre de manière cohérente dans la liberté qui lui a été donnée et faire de la sainteté un choix de vie au quotidien. La sainteté n’est pas une pureté absolue, elle n’est pas réduite à un nombre de prescriptions à observer. Elle se résume à chercher à faire de l’amour du prochain la priorité absolue de toute décision, de tout geste, de toute parole et de tout silence.

Baptisé en un seul corps

Tu es membre du peuple de Dieu

La majorité des chrétiens considèrent le baptême d'eau comme la porte d'entrée dans le peuple de Dieu, à l'instar du rôle joué par la circoncision dans l'ancienne alliance. Dans les récits des Actes, les baptisés se joignent à la communauté existante ou deviennent les prémices d'une nouvelle communauté. Cette perspective n’est pas sans difficulté.

A travers l'histoire, ce qui aurait dû être signe d'unité est devenu facteur de division comme en témoigne la diversité des pratiques et des compréhensions du baptême. Des églises chrétiennes exclusives (Mormons ou Témoins de Jéhovah par exemple) considèrent comme seul valide le baptême conféré en leur sein. Les églises pédobaptistes (catholique, protestantes et orthodoxes) reconnaissent mutuellement leur baptême et ont diversifié leurs pratiques mais le dialogue qu'elles entretiennent avec les communautés qui baptisent exclusivement les adultes est encore tendu.

Les conflits portent sur les formes mais posent la question de la reconnaissance des églises. D'un extrême à l'autre, l'église prend le visage d'une cellule de militants ou d'un service public offrant des rites qui jalonnent la vie de consommateurs religieux, distanciés de la pratique mais en quête de sens. Ce qui est perçu par les uns comme un rebaptême inadmissible est vu par les autres comme le seul vrai baptême. Force est de constater que la grande majorité des baptisés est très éloignée de toute église chrétienne.

Pourtant, en énumérant sept fondements de l'unité des croyants, Paul cite le baptême (Eph 4:4-5) : il y a un seul baptême pour un seul corps. Est-ce bien d'un rite qu'il est question dans cette liste ? Lorsqu'il évoque le "baptême en un seul corps" en 1 Co 12, Paul parle du baptême de l'Esprit. Ce qui unit les chrétiens, c'est d'abord leur commune expérience de l'œuvre de l'Esprit de Dieu.

baptism_cc_harlemdakotaAu-delà des formes, celui qui demande le baptême ne peut oublier qu’il reçoit le signe extérieur d'une réalité intérieure qui l'unit à toutes celles et tous ceux qui croient en Jésus. Le baptême devient ainsi signe de reconnaissance entre les chrétiens.

Cette reconnaissance vaut pour les dimensions universelle et locale de l'Eglise. Une communauté chrétienne peut choisir d'être structurée par une uniformité de rite ou de ne pas trancher dogmatiquement sur sa pratique du baptême. La seconde option respecte la diversité des options baptismales et la démarche propre à chaque croyant dans le lien qu'il établit entre l'Evangile, l'expérience personnelle et le signe qui témoigne de l'un et l'autre.

Livret de préparation au baptême d'eau rédigé dans le cadre de l'Eglise Chrétienne Alliance de Lille, aujourd'hui dissoute

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18 octobre 2007

Germantown Mennonite Church

Interior98C05C'est la plus ancienne église mennonite du continent nord-américain, fondée en 1683, établie dans les faubourgs de Philadelphie ; sa salle de réunion est l'un monuments historiques de la vieille ville  http://www.meetinghouse.info/ . C'est aussi depuis 1998, une paroisse inclusive, membre du réseau anabaptiste dénommé Supportive Congregations Network http://www.bmclgbt.org/scn.shtml . Depuis quelques années, c'est aussi une assemblée mennonite indépendante, exclue de la Mennonite Church  en raison de ses positions d'ouverture. La charte qu'elle s'est récemment donnée pour préciser son identité théologique http://www.germantownmennonite.org  la décrit comme uneJohnLinscheid communauté d'"étrangers devenus citoyens de la maison de Dieu" (Ephésiens 2:19) et désireux d'exercer l'hospitalité en son nom. C'est la communauté dont John Linscheid http://www.lgbtran.org/Profile.aspx?ID=30 , chercheur en chimie, théologien anabaptiste et militant lgbt est un  membre très engagé. Son site personnel http://www.seas.upenn.edu/~linsch/JLpage.htm contient de nombreuses pages d'un grand intérêt.

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17 octobre 2007

Uppsala Missionskyrka

konferens_2Quelques mots de présentation aujourd'hui sur une paroisse de tradition libriste : la Uppsala Missionskyrka (www.uppsalamissionskyrka.se). Cette paroisse universitaire appartient à une petite dénomination issue du Réveil du XIXe siècle, la Svenska Missionskyrkan (www.missionskyrkan.se), qui compte aujourd'hui plus de 700 paroisses et 130 000 membres. La Svenska Missionskyrkan met l'accent sur la séparation des Eglises et de l'Etat et sur l'engagement individuel au sein de la communauté ; elle célèbre le baptême des enfants suivi d'une confirmation à l'adolescence ou le baptême des adultes sur profession de foi. Bien que luthérienne dans ses racines, elle est membre de l'Alliance Réformée Mondiale (http://warc.jalb.de/) et de la Fédération Internationale des Eglises Libres (www.iffec.com) ; partenaire de l'Union des Eglises Evangéliques Libres de France (www.ueel.org), elle a donné naissance sur le continent américain aux puissantes et très conservatrices : Evangelical Covenant Church in America (www.covchurch.org) et Evangelical Free Church in America (www.efca.org). Si quelques individus issus de ces milieux, comme Phil Yancey (www.philipyancey.com), se sont pronconcés favorablement sur la question de l'accueil des personnes lgbt, seule la branche suédoise ouvre le ministère aux personnes lgbt et célèbre des bénédictions d'unions de personnes de même sexe ; cette ouverture est toutefois dépendante de la souveraineté de l'église locale. La plus visible de ces paroisses libristes inclusives est celle d'Uppsala.

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Luc 4, 1-13

J’ai choisi de lire ce matin avec vous le texte qui sera médité dans la majorité des églises chrétiennes de notre pays. Petit clin d’oeil à Caroline : je n’utiliserai pas ce matin le terme ambigu, très et souvent mal connoté de péché. Vous me direz qu’aborder ce texte qui évoque la tentation de Jésus, c’est du pareil au même... Je ne le pense précisément pas, c’est pourquoi je vous proposerai de lire d’un peu plus près ce récit qui évoque une tentation, une mise à l’épreuve bien spécifique : celle de Jésus de Nazareth. J’en tirerai deux conclusions - provisoires :

- une sous forme de confession de foi

- l’autre vous proposant quelques pistes de réflexion pour accompagner cette journée d’assemblée générale 

Il serait vain de chercher dans ce texte une série de recettes pour affronter les épreuves que nous traversons. Même si nous nous intéressons d’assez près à ce qui se trame dans ce texte, je crains de vous laisser sur votre faim si vous en attendez seulement quelques méthodes éprouvées.

Le texte ne nous indique même pas clairement l’origine de la tentation. Le premier inculpé si je puis dire est le Saint-Esprit : “Jésus fut conduit par l’Esprit dans le désert”. Faut-il en conclure rapidement que Dieu est à l’origine de toutes nos épreuves ? Ce point de vue me paraît difficilement soutenable par rapport à d’autres textes des Ecritures. Le deuxième inculpé, personnifié dans le dialogue qu’il entretient avec Jésus est appelé le diable. C’est avant toute chose une manière de désigner une oeuvre de division, de séparation : de l’homme contre Dieu, de l’homme contre l’homme, de l’homme contre lui-même. Ce n’est pas dans ce récit qui résume les oppositions humaines que connaît Jésus qu’il faut chercher un long discours sur la personnalité de Satan , si personnalité il y a ! Quant au troisième protagoniste, Jésus, faut-il en faire un inculpé ? Notons simplement qu‘un élément banal et légitime de sa vie - “il eut faim“ - déclenche le dialogue. Cette ambiguïté peut faire écho à la difficulté que nous ressentons parfois à déterminer l’origine de nos épreuves : pédagogie de Dieu ? irruption du mal ? amorce de nos fragilités et de nos faiblesses ? Mais il n’y a pas de réponse immédiate dans ce texte.

Le seul élément clair et net de ce récit est le caractère global de l’épreuve qui joue sur tous les tableaux et atteint Jésus sur les plans matériel (la faim), moral (la tentation du pouvoir) et spirituel (justifier de son identité). C’est la deuxième suggestion du tentateur : “si tu es le Fils de Dieu” qui m’autorise à dégager le caractère spécifique de cette mise à l’épreuve et nous invite à nous défaire un moment de nos propres préoccupations pour examiner comment Jésus est tenté.

Actualiser, généraliser la tentation de Jésus pour mieux l’adapter à la particularité de mon expérience me gêne car cela occulte l’essentiel : c’est de Jésus et de son épreuve à lui qu’il est question dans ce passage.

La tentation de Jésus s’intègre dans l’Evangile de Luc à la phase préparatoire de son ministère. Trois étapes et trois lieux se dégagent nettement : les rives du Jourdain, le désert, la synagogue de Nazareth ; trois lieux symboliquement chargés, trois lieux d‘expérience spirituelle intense, trois lieux où l‘évangéliste Luc mentionne l‘action de l‘Esprit de Dieu en Jésus : il descend sur lui aux bords du Jourdain et le conduit au désert ; à la synagogue, Jésus reprend à son compte la parole du prophète Esaïe : “l‘Esprit du Seigneur est sur moi“.

L’étape centrale du désert constitue un point tournant, un moment spécifique de choix dans la préparation de Jésus à son ministère. Le récit du baptême de Jésus met en scène la magistrale intervention de Dieu qui souligne le rôle spécifique de Jésus : “Tu es mon fils, aujourd’hui je t’ai engendré”. Le texte est extrait du Psaume 2 qui évoque la figure guerrière d’un messie vengeur. A la troisième étape, dans la synagogue de Nazareth, Jésus lit un extrait du prophète Esaïe et l’applique à sa propre personne (Esaïe 61, 1-14).

La question qui se pose à Jésus est de savoir quel type de messie il sera et à quel modèle répondront les moyens qu’il choisira pour annoncer l’irruption du Royaume de Dieu parmi les hommes. Les sollicitations, menaces, promesse et chantages dont Jésus fait l’objet dans ce passage résument comme en avant-première les diverses polémiques dans lesquelles il sera entraîné par la suite : sollicitation du miracle, de l’exercice du pouvoir et de la puissance, remise en cause de sa relation à son Père et de la qualité de son service. Le choix que fait Jésus est celui du service : service de Dieu et service des hommes dans le renoncement à tout ce qui entrave l’autre.

Un dernier mot encore sur l’Ecriture qui est le lieu et l’instrument de la tentation dans ce récit. On a beaucoup fait remarquer qu’elle est l’arme utilisée par Jésus pour couper court à toute sollicitation et à toute séduction : trois “il est écrit” répondent aux trois suggestions du tentateur. Mais attention : une de ses suggestions s’appuie elle-aussi sur un “il est écrit”. Ce sont bien deux manières d’utiliser l’Ecriture qui sont mises en perspective. Il est intéressant de remarquer que les citations de Jésus appartiennent au même corpus - le livre du Deutéronome et en particulier le rappel de l’alliance avec Dieu - et s’ordonnent entre elles de manière logique autour de la question de la juste relation à Dieu : “L’homme ne vivra pas de pain seulement... Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et tu le serviras lui seul ... Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu.”. La citation du diabolos apparaît quant à elle nettement hors-contexte. Plus qu’un schéma à répéter inlassablement : épreuve/verset-massue ou bouclier pour la repousser, il y a là une invitation à entrer dans la cohérence de la révélation biblique et à y trouver le sens de notre vie. Ce pourra être alors un point d’appui solide pour le temps de l’épreuve.

Un mot encore sur le désert, lieu du vide et de la rencontre, étape fondatrice de l’histoire du peuple d’Israel : aux quarante années d’errance répondent les quarante jours d’épreuve de Jésus. Jésus est ainsi désigné comme celui en qui se manifeste la plénitude de l’histoire d’Israel et de sa relation avec Dieu. A l’appui de cela, le fait que les citations-réponses de Jésus soient précisément extraites du livre qui évoque l’issue des quarante années dans le désert. Notons également la valeur symbolique de ce désert. Jésus circule beaucoup dans ce passage, du désert à Jérusalem jusqu’en un lieu où sont visibles tous les royaumes de la terre. Il ne faut manifestement pas s’attacher trop littéralement en tout cas à la géographie de ce passage et simplement comprendre qu’elle indique en Jésus le messie attendu.

Première conclusion qui se résumera en une question : pourquoi les évangélistes ont-ils pris le soin de nous rapporter ce mystérieux récit qui ne dépend d’aucun témoignage oculaire et s’apparente assez peu dans sa structure-même à un récit historique ? En un mot : que nous sert-il de croire en un messie tenté ? Je m’efforcerai de répondre à cette question par une confession de foi en trois points.

Je crois que Jésus a vécu une vie pleinement humaine. En lui, Dieu rejoint la fragilité de notre existence. Souvent comme je l’ai dit, on a tiré de ce passage des règles relatives à nos épreuves. L’accent de ce texte est différent : dans une tentation qui lui est tout à fait spécifique et ne peut nous être appliquée, Jésus se fait proche de notre mode d’existence soumis parfois à la précarité, à l’épreuve, à la remise en cause. C’est aussi sur ce point qu’insiste l’auteur de l’épître aux Hébreux lorsqu’il affirme dans son admirable méditation sur le Fils de Dieu qu’”il a été tenté comme nous en toutes choses”.

Je crois que Jésus me rejoint dans le service. Jésus refuse la toute-puissance en rejetant les deux manifestations de puissance que sont les miracles suggérés par le tentateur et surtout l’offre qui lui est faite d’un règne universel. En refusant de se mettre à la solde du diviseur, Jésus réaffirme que sont conjoints son intimité avec le Père et son service des hommes. Il est venu non pour être servi ou pour se servir mais pour servir.

Je crois que Jésus est notre libérateur parce qu’il est lui-même souverainement libre. Je crois en ce Jésus que les hommes ne peuvent manipuler pour provoquer du miracle, cautionner un pouvoir ou agrémenter un spectacle. Ceci ne veut pas dire que j’exclus a priori que la puissance libératrice, restauratrice, renouvelante de Jésus se manifeste dans nos vies. L’Evangile reste puissance pour le salut de quiconque croit et nous l’avons tous expérimenté d’un manière ou d’une autre. Mais je crois en un Jésus homme et serviteur, accessible et pourtant hors de nos calculs et de nos tentatives de récupération.

Je reprendai à Nikos Kazantstakis le titre de son roman La dernière tentation du Christ pour établir un parallèle entre ce récit et la prédication du messie crucifié qui est le coeur de l’Evangile. A la spécificité de la tentation de Jésus répond le caractère tout à fait unique de la mort du Christ. Dans l’abaissement de la croix culmine la révélation de l’humanité de Jésus et il nous rejoint en ce lieu où se concentrent toute notre souffrance et toutes nos angoisses humaines. A la croix, Jésus se révèle sous les traits du serviteur souffrant. A la croix éclate la grâcieuse liberté de Jésus qui donne sa vie de lui-même.

Deuxième conclusion provisoire qui vous proposera en guise d’accompagnement de cette journée d’assemblée générale quelques pistes de réflexion. Il me semble qu’une assemblée générale se donne au moins trois objectifs :

- réaffirmer les priorités

- faire le bilan de ce qui a été vécu

- poser les fondations spirituelles et le sens de la multitude d’activités qui sont entreprises

Voici donc quelques prolongements lointains de ce texte pour ce jour particulier.

Quant au choix des priorités, ma question sera à la fois personnelle et communautaire. Une communauté chrétienne - même la plus institutionnelle, la plus structurée qui soit - ne sera jamais rien d’autre que ce qu’en font l’action conjuguée de ses membres et de l’Esprit de Dieu à l’oeuvre en eux et parmi eux. Le texte médité ce matin nous présente un Jésus qui choisit de se faire serviteur sans pour autant s’assujettir à qui ou quoi que ce soit. En examinant vos choix en ce jour, veillez-vous à ce que cette priorité du service demeure ? Trop souvent, l’Eglise l’a oublié dans l’histoire ; trop souvent, nous trouvons à nos engagements des motivations plus complexes que cette option prioritaire du service.

La relecture de notre vécu et plus particulièrement des moments difficiles que nous avons traversés - moments qui ont parfois des prolongements jusqu’à aujourd’hui - peut être une expérience très éprouvante. Ma paroisse vient de vivre un de ces moments de lucidité où l’on cherche à tirer du sens d’un bouleversement difficile à vivre. Les chrétiens, parmi beaucoup d’autres, sont souvent sujets à deux faiblesses : s’engouffrer avec une spiritualité douteuse puisque fondée sur l’illusion dans une fuite de la réalité ; ou alors exclure Dieu du champ d’une expérience devenue trop insupportable pour pouvoir le contenir. J’aime l’exemple de réalisme spirituel que donne Jésus : un réalisme qui sait tout à la fois voir avec lucidité l’authenticité de la souffrance, du manque, de la douleur et accueillir avec reconnaissance la présence même difficilement perceptible de Dieu dans cette épreuve. Je vous suggérerais de donner ce matin à vos bilans même les plus lourds la tonalité particulière de la louange. Pas la pseudo-louange qui repose sur le fantasme ou l’autosuggestion mais la paisible affirmation de la réalité de Dieu : “ Merci parce que dans ce temps d’épreuve, tu as été avec moi, merci parce que tu m’as permis de te dire mes peurs, mes fardeaux, mes doutes”.

Un dernier mot sur  la Bible. Beaucoup d'entre nous avons un rapport étrange avec elle. Quand nous nous en approchons pour la première fois, elle nous déconcerte ; ceux d’entre nous qui l’ont fréquentée de plus près savent qu’elle a souvent été utilisée comme une arme contre nous, martelant notre culpabilité, notre condamnation, notre rejet. Je me souviens d’une amie à laquelle une personne bien pensante avait dit : “Impure comme tu es, tu devrais porter le nom de Marie-Madeleine”.Difficile de combler le fossé entre cette amie et la Bible, entre cette amie et un Dieu qui l’aime. Pour l’aider à retrouver la place dont elle me semblait aliénée, je l’ai renvoyée vers le texte biblique, lui disant : “ Je pense que la lecture de ton juge est erronée. Si elle examinait les Evangiles de plus près, elle comprendrait que le personnage de Marie-Madeleine est le moyen par lequel le Nouveau Testament nous fait comprendre qu’il n’y a pas d’impur aux yeux de Jésus”. C’est notre vocation de témoigner de l’amour de Dieu ; c’est notre vocation de chrétiens de dire la visibilité de cet amour en Jésus de Nazareth. Et le plus formidable des outils qui nous soit donné pour le comprendre nous-mêmes et le faire ensuite comprendre à d’autres est cette Bible. Sachons comme Jésus entrer dans la cohérence de l’Esprit qui vivifie et non de la lettre qui tue pour que ce texte qui nous a été confisqué ou nous est demeuré étranger redevienne la source de notre espérance et de notre foi.

Que le Seigneur vous bénisse en ce jour d’assemblée générale.

 Amen

Jean Vilbas, méditation apportée au Centre du Christ Libérateur de Paris le 4 mars 2001jesus_tempted

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